C’est avec une immense fierté que le Festival de Deauville accueillera Roschdy Zem comme président du jury de sa 52e édition », indique un communiqué des organisateurs, saluant le parcours d’une « figure majeure du cinéma français contemporain » ayant construit « une œuvre populaire sans concession, engagée sans dogmatisme, et profondément humaine ».
Révélé au début des années 1990, Roschdy Zem « construit une œuvre exigeante, refusant les chemins balisés et les évidences. D’un rôle à l’autre, il compose une galerie d’hommes complexes, dont il restitue avec précision les failles, les combats et les contradictions », relève-t-on.
Couronné du César du meilleur acteur pour « Roubaix, une lumière » d’Arnaud Desplechin, il n’a jamais cessé, précise-t-on, d’élargir son territoire artistique : « acteur, réalisateur, scénariste, il appartient à cette famille de créateurs qui considèrent le cinéma comme un espace de liberté ».
En tant que réalisateur, les organisateurs retiennent qu’avec ses films Mauvaise Foi, Omar m’a tuer, Bodybuilder, Chocolat, Persona non grata et Les Miens, il signe « une œuvre personnelle attentive aux invisibles, aux destins contrariés, aux questions de transmission et d’identité. Un cinéma profondément humaniste qui regarde les êtres avant les discours et préfère la nuance aux certitudes ».
Pour l’édition 2026, Roschdy Zem succède ainsi à l’actrice iranienne Golshifteh Farahani à la tête du jury du Festival de Deauville qui met à l’honneur cette année les jeunes pousses de Hollywood et les nouvelles voix du cinéma d’auteur.
(avec MAP)
