Selon des informations exclusives de TelQuel Arabi, le juge d’instruction a achevé ce matin l’audition approfondie de deux mis en cause : Abdelkebir A. A., commerçant originaire de Karia Ba Mohamed, et Amine A., pharmacien. Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir participé au détournement d’une mineure, d’attentat à la pudeur sans violence et de traite des êtres humains.
Le juge d’instruction de la troisième chambre a transmis le dossier des mis en cause au procureur général du roi près la Cour d’appel, afin qu’il présente ses réquisitions finales, dans la perspective du renvoi des suspects devant la chambre criminelle de première instance pour statuer sur les faits qui leur sont reprochés.
Le parquet général près la Cour d’appel de Fès avait demandé au juge d’instruction l’ouverture d’une enquête à l’encontre de neuf accusés, après leur déferrement par la police judiciaire, pour crime de détournement de mineurs âgés de moins de 18 ans, attentat à la pudeur sur mineure avec violence ayant entraîné la défloration, attentat à la pudeur sur mineure sans violence, détournement de mineure, ainsi que traite des êtres humains.
Dans une précédente enquête publiée le 5 juin, TelQuel Arabi raconte l’histoire complète de cette affaire qui a secoué Karia Ba Mohamed (localité située dans la province de Taounate) au début du mois de mai, sur fond de rumeurs faisant état de l’exploitation sexuelle de lycéennes mineures par un réseau organisé.
Contrairement aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux, les éléments recueillis par TelQuel Arabi indiquent que la liste des personnes poursuivies ne comptait ni hauts responsables ni élus de premier plan.
Le réseau présumé serait composé notamment d’une femme trentenaire, Saïda A., ayant des antécédents judiciaires dans le domaine de la prostitution, ainsi que de plusieurs personnes exerçant différentes professions, dont deux commerçants, un propriétaire d’une société de location de voitures, un enseignant du préscolaire, un pharmacien et un jeune sans emploi.
