Le chef de la diplomatie française a salué “une nouvelle démonstration de ce que le Maroc et la France peuvent faire ensemble pour promouvoir un multilatéralisme efficace”.
Il a souligné que, face aux “bouleversements du monde”, le “partenariat d’exception renforcé” entre les deux pays constitue “un outil puissant pour projeter de la stabilité et impulser des solutions concrètes”. La conférence ministérielle sera suivie de séminaires d’experts durant les deux prochains jours.
Une visite du roi en préparation
Évoquant les prochaines échéances, Jean-Noël Barrot a annoncé la tenue prochaine, à Rabat, de la quinzième Réunion de haut niveau (RHN), le séminaire intergouvernemental entre les deux pays. “Nous nous préparons aussi à accueillir Sa Majesté en visite d’État en France, ce qui sera un jalon historique pour les relations franco-marocaines”, a-t-il déclaré.
Le ministre a affirmé que “tous les ‘moteurs’ de la relation franco-marocaine tournent à plein régime”, évoquant une “très profonde réinvention” du partenariat depuis la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. “Le partenariat franco-marocain de 2026 ne ressemble plus du tout à celui de 2016 ou de 2006 : et c’est tant mieux ! C’est la preuve qu’il est vivant”, a-t-il ajouté.
Vers un traité bilatéral
Jean-Noël Barrot a confirmé le “chantier unique en son genre” d’un traité bilatéral entre la France et le Maroc, qui constituerait pour Paris “le premier traité de ce type avec un pays non-européen”.
Objectif affiché : “poser le cadre de la relation franco-marocaine pour les décennies à venir”.
Sahara : “la France reste à l’initiative”
Sur la question du Sahara, le ministre a réaffirmé la position française telle qu’exprimée par Emmanuel Macron a roi Mohammed VI : “Le présent et l’avenir de ce territoire s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine, et le plan d’autonomie proposé par le Maroc est la seule base d’une solution politique juste, durable et négociée.”
Il a rappelé que la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies “s’est inscrite dans cette logique” et salué “la reprise de discussions directes entre toutes les parties prenantes, sur la base de ce plan d’autonomie”, souhaitant qu’elles “puissent aboutir rapidement”.
Dans l’attente d’un règlement définitif, “la France reste à l’initiative”, a assuré Jean-Noël Barrot, citant l’ouverture d’un centre de dépôt des demandes de visa et d’une Alliance française à Laâyoune, l’inauguration récente d’une nouvelle école, ainsi que les investissements des entreprises françaises accompagnés par l’AFD.
Le ministre a conclu en réaffirmant sa volonté de travailler avec son homologue marocain pour aller, ensemble, “plus haut, plus loin et plus fort”.
