Après les récentes défaites régionales en Estrémadure, en Aragon et en Castille-et-León, les socialistes, qui étaient menés par María Jesús Montero, ancienne N.2 du gouvernement Sánchez, ont remporté seulement 28 sièges sur 109 dans la grande région du sud de l’Espagne, soit deux de moins qu’il y a quatre ans.
L’Andalousie a été gouvernée par les socialistes pendant près de 40 ans, jusqu’à la victoire du Parti populaire (PP, conservateur) en 2019.
Le PP est arrivé dimanche largement en tête, avec 53 sièges, mais il dépendra du soutien de la formation d’extrême droite Vox pour gouverner, un semi-échec pour le président régional Juan Manuel Moreno, qui perd cinq sièges par rapport à 2022, selon les résultats quasi définitifs du scrutin (99,9% des votes dépouillés).
La troisième place est revenue à Vox, qui a gagné un député (passant de 14 à 15), et retrouve ainsi un rôle stratégique pour négocier la troisième investiture à laquelle aspire Juan Manuel Moreno.
L’une des grandes surprises de la soirée a été la forte progression du parti andalou de gauche Adelante Andalucía, qui est passé de 2 à 8 députés, devenant ainsi la quatrième force régionale.
« Les Andalous nous ont donné un mandat clair (…): poursuivre la transformation de l’Andalousie », s’est réjoui Juan Manuel Moreno, qui avait déjà dû négocier avec Vox pour diriger la région pour la première fois en 2019.
Dans la foulée des derniers scrutins régionaux organisés dans le pays depuis fin 2025, le PP a conclu des gouvernements de coalition avec Vox en Estrémadure et en Aragon, et a besoin également du soutien du parti d’extrême droite en Castille-et-Leon pour gouverner.
Le parti conservateur n’a pas écarté une collaboration au niveau national si les prochaines élections générales, prévues pour 2027, se soldent par l’absence de majorités claires, écartant toute idée de « cordon sanitaire » autour de l’extrême droite.
