Centrale, Al Akhawayn et EMI en tête des meilleures écoles d'ingénieurs et de commerce marocaines selon les recruteurs

La troisième édition du classement Top School in Morocco a dévoilé cette semaine ses résultats à Casablanca, en marge du salon Master Plus organisé à l'École Centrale Casablanca.

Par

Pensé comme un baromètre de notoriété auprès des recruteurs, ce classement vise à offrir des repères aux étudiants dans un paysage de l’enseignement supérieur marocain de plus en plus dense.

Cette année, plus de 100 directeurs des ressources humaines, recruteurs et professionnels issus d’entreprises marocaines de premier plan, opérant dans différents secteurs d’activité, ont été invités à citer spontanément les établissements qu’ils considèrent comme les plus reconnus et les plus attractifs dans plusieurs catégories : écoles d’ingénieurs publiques, écoles de management publiques, écoles d’ingénieurs privées, écoles de management privées, et écoles françaises installées au Maroc membres de la Conférence des Grandes Écoles.

« L’objectif n’est pas de produire un classement purement académique, mais de comprendre quelles écoles viennent spontanément à l’esprit des recruteurs lorsqu’ils pensent aux talents de demain », explique Youssef Ziraoui, directeur de Campus Mag, média marocain dédié aux études supérieures, à l’origine de ce classement.

Selon lui, cette édition confirme une transformation profonde du panorama académique marocain : « Le secteur marocain de l’enseignement supérieur est chaque année plus concurrentiel, avec des établissements privés qui montent en puissance, des groupes qui se structurent fortement, et des écoles internationales qui s’installent durablement dans le Royaume. »

Nouveauté de cette édition 2026 : l’apparition d’une catégorie dédiée aux écoles françaises installées au Maroc, membres de la Conférence des Grandes Écoles. « Il nous semblait important d’intégrer cette catégorie, car ces institutions occupent désormais une place réelle dans l’écosystème de l’enseignement supérieur et dans les choix des étudiants », souligne Youssef Ziraoui.

  • Écoles publiques

Du côté des établissements publics, l’École Mohammadia d’Ingénieurs et l’École Centrale Casablanca conservent leur position de Top Tier 1 dans la catégorie des écoles d’ingénieurs publiques pour la deuxième année consécutive.

Al Akhawayn University est classée Top Tier 1 pour la troisième année consécutive, aussi bien pour son école d’ingénieurs que pour son école de management.

Côté écoles de management publiques, l’ISCAE et l’ENCG Settat conservent leur positionnement en Top Tier 1. Euromed Business School réalise une percée significative en intégrant, pour la première fois, le Top Tier 2, rejoignant l’ENCG Tanger et l’ENCG Casablanca.

  • Écoles privées

Dans le privé, ESCA École de management conserve son rang de Top Tier 1 pour la troisième année consécutive, portée notamment par ses accréditations AACSB et AMBA.

Le groupe Edvantis obtient le statut Top Tier 1 à la fois dans les catégories écoles de commerce et écoles d’ingénieurs. L’École Polytechnique d’Universiapolis rejoint cette année le Top Tier 1, tandis que l’ISIAM est classé Top Tier 2.

Du côté du groupe Honoris United Universities, l’EMSI se maintient en Top Tier 1, tandis que Mundiapolis enregistre un recul.

L’École Supérieure de Génie Biomédical – UM6SS intègre le Top Tier 2 dans la catégorie des écoles d’ingénieurs privées, et l’École d’Ingénieurs Abulcasis rejoint le Top Tier 3.

HEM se hisse pour sa part en Top Tier 2 dans la catégorie des écoles de management privées.

  • Écoles françaises

Dans la nouvelle catégorie consacrée aux écoles françaises installées au Maroc, ESSEC Business School est distinguée Top Tier 1, tandis que TBS Education, présente au Maroc depuis plus de quarante ans, se voit attribuer le statut Top Tier 2.

« Les écoles françaises installées au Maroc ne sont plus perçues comme de simples extensions internationales. Elles deviennent progressivement des acteurs à part entière du marché local, avec leur propre réputation et leur propre relation avec les étudiants marocains », estime Youssef Ziraoui.