Dans une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, elle souligne que « la ville de M’diq connaît une situation sociale préoccupante du fait du refus opposé à un grand nombre de familles souhaitant installer des compteurs individuels d’eau et d’électricité, sous prétexte de l’absence de permis de construire, ce qui a conduit au rejet des demandes malgré le respect des conditions techniques requises ».
Elle explique que cette situation engendre de réelles difficultés au quotidien, plusieurs ménages étant contraints de partager un seul compteur ou de s’alimenter via les compteurs de voisins. Cela entraîne une augmentation des factures en raison du système de tarification par tranches, en plus des risques techniques et des tensions sociales que cela peut provoquer.
La députée affirme également que les habitants concernés dénoncent l’absence de réponse des responsables locaux à leurs demandes répétées de dialogue ou de solutions concrètes, ce qui accentue le climat de mécontentement et le sentiment d’injustice, d’autant plus qu’il s’agit de services essentiels liés à des conditions de vie dignes et à la continuité du service public.
Elle interroge enfin le ministre sur « le fondement juridique de l’exigence du permis de construire comme motif de refus des demandes d’installation de compteurs d’eau et d’électricité. Quelles sont les raisons du manque de réactivité des responsables locaux et une enquête administrative a-t-elle été ouverte à ce sujet ? Quelles mesures urgentes comptez-vous prendre pour garantir aux familles concernées un accès individuel aux services d’eau et d’électricité, dans une approche respectueuse de la loi et attentive à la dimension sociale ? »
