Après les fortes précipitations enregistrées ces derniers mois dans le nord du Royaume, le ministère de l’Équipement et de l’Eau engage des études techniques en vue de la réparation des dégâts causés par les crues sur le réseau routier de la province de Chefchaouen. Plus de 60 axes ont été touchés, nécessitant des investigations approfondies avant le lancement des travaux.
Le premier constat du ministère est déjà établi : les intempéries ont provoqué des affouillements, des instabilités de talus et des dégradations de chaussées sur différents tronçons routiers relevant de la direction provinciale de l’Équipement, du Transport et de la Logistique de Chefchaouen. Dans certaines zones, les écoulements d’eau ont fragilisé les assises des routes, affectant la stabilité des plateformes et compromettant les conditions normales de circulation.
Selon des sources consultées par TelQuel, le ministère est actuellement en quête d’un bureau d’études pour la réalisation d’essais géotechniques destinés à évaluer précisément l’état des sols et des structures affectées, contre une enveloppe de près de 1,5 million de dirhams. L’objectif est d’identifier la nature des désordres, d’analyser les caractéristiques des terrains et de déterminer les solutions techniques les plus adaptées pour la remise en état des sections endommagées.
Des investigations ciblées
Les études concerneront plusieurs routes nationales, régionales et provinciales de la province. Elles porteront notamment sur des sondages en profondeur, des essais de caractérisation des sols et l’analyse des structures existantes. Ces investigations permettront de mesurer le degré de dégradation, d’identifier les zones instables et de proposer des solutions de stabilisation adaptées aux contraintes géologiques locales.
Les études devront également intégrer l’examen des talus, des dispositifs de drainage et, le cas échéant, des ouvrages de soutènement affectés par les crues. L’analyse portera aussi sur l’état visuel des chaussées et sur les sections nécessitant un traitement spécifique.
Toujours selon nos sources, ces études, qui devront être réalisées dans un délai de 3 mois, constituent une phase préparatoire indispensable avant le lancement des travaux de réparation. Elles permettront de définir les techniques de consolidation, les modalités de renforcement des chaussées et les mesures de protection à mettre en place pour limiter les risques de nouvelles dégradations en cas d’intempéries.
