Depuis sa création, le FLAM affiche une ambition panafricaine : resserrer les liens entre les pays, les cultures et les imaginaires d’Afrique et de ses diasporas. L’écrivain congolais Alain Mabanckou résume cet esprit en ces termes : « Le FLAM est une intersection de cultures, un lieu d’échanges salutaires pour notre continent et pour notre ouverture au monde. » L’écrivain haïtien Rodney Saint-Éloi, lui, confie : « Moi, j’ai toujours rêvé d’un retour en Afrique. Le FLAM m’ouvre la porte du retour. »
Pour cette quatrième édition, la programmation réunit des auteurs francophones, arabophones et anglophones venus d’Afrique et de ses diasporas. La leçon inaugurale sera assurée par Yanick Lahens (Haïti), Grand Prix de l’Académie Française 2025, tandis que Patrick Chamoiseau (Martinique), Prix Goncourt 1992, officiera en tant que grand témoin. Parmi les auteurs confirmés figurent notamment Alain Mabanckou, Chigozie Obioma, Boris Boubacar Diop, Iman Mersal, David Diop, Pierre Assouline ou encore Lola Shoneyin.
Le festival rayonnera depuis son site central, Les Étoiles de Jamaâ el-Fna, au cœur de la médina de Marrakech, et étendra sa présence à des espaces académiques et culturels tels que l’Université Cadi Ayyad, l’UM6P Benguerir, le Palace Es-Saâdi et le Centre culturel interactif Meydene. Parmi les nouveautés de cette édition, le FLAM portera la littérature jusqu’aux enfants de l’Hôpital Mère et Enfant du CHU de Marrakech, affirmant sa volonté de faire du livre « un geste de soin, d’attention et d’humanité ».
Le festival se distingue également par son engagement envers la jeunesse, avec l’installation d’une librairie éphémère entièrement dédiée aux jeunes, intitulée Les Veilleurs d’histoires. Entre rencontres, lectures, ateliers, créations poétiques et soirées musicales, le FLAM 2026 entend affirmer que la littérature est « un moteur de transformation collective, capable de nourrir des futurs plus libres, plus hospitaliers et plus audacieux ».
