L’opération de vote s’est soldée par 91 voix en faveur d’Adminou, tandis que six bulletins ont été annulés. Candidat unique à ce poste, il a assisté aux travaux de la séance de vote après avoir pris place aux côtés de plusieurs cadres du groupe istiqlalien.
La séance a enregistré la présence de 97 conseillers sur un total de 120, soit un taux de participation dépassant 80 %, traduisant un niveau de présence élevé. L’un des absents les plus remarqués a toutefois été Enaam Mayara, ancien président de la Chambre des conseillers et membre de l’Union générale des travailleurs du Maroc, d’autant plus que le candidat élu appartient à son parti.
La séance a été présidée par Mohamed Ould Rachid, président de la Chambre des conseillers, qui a rappelé les dispositions procédurales encadrant l’élection d’un membre de la Cour constitutionnelle. Après la présentation, en début de séance, de la liste des candidats — limitée au seul nom d’Adminou — le scrutin s’est déroulé à bulletin secret, conformément aux règles prévues par le règlement intérieur de la Chambre.
Mohamed Ould Rachid a précisé que l’élection d’un membre de la Chambre des conseillers à la Cour constitutionnelle s’appuie sur les dispositions de la Constitution, notamment l’article 130, ainsi que sur la loi organique n° 066.13 relative à la Cour constitutionnelle, promulguée par le dahir n° 1.14.139 du 16 Chaoual 1435 (13 août 2014), en particulier ses articles 1, 12 et 13, outre le règlement intérieur de la Chambre des conseillers, notamment les articles 341 à 346.
La séance de vote fait suite à la décision du Bureau de la Chambre des conseillers d’accepter la candidature d’Adminou, après examen et validation de son dossier, jugé conforme aux conditions prévues à l’article 130 de la Constitution et à l’article premier de la loi organique relative à la Cour constitutionnelle, et présenté selon les modalités fixées par le règlement intérieur et par la décision du Bureau relative à l’ouverture des candidatures pour l’élection d’un membre à la Cour constitutionnelle.
Pour être candidat à la Cour constitutionnelle, il est requis d’être une personnalité disposant d’une formation supérieure en droit, d’une compétence judiciaire, doctrinale ou administrative, d’une expérience professionnelle de plus de quinze ans, et d’une réputation reconnue de probité et d’intégrité.
Abdelhafid Adminou est professeur de droit public et de sciences politiques à l’Université Mohammed V de Rabat. Il a occupé le poste de chef du département de droit public à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Souissi. Il a également acquis une expérience institutionnelle au sein de l’administration publique, ayant exercé auparavant les fonctions de directeur de la coopération au ministère chargé des relations avec le Parlement et la société civile. Membre du comité exécutif du Parti de l’Istiqlal, il cumule formation académique, expérience administrative et pratique politique.
