Parmi les chefs d’accusation retenus contre El Maliki figurent la diffusion d’allégations mensongères portant atteinte à la vie privée, les injures et la diffamation à l’encontre d’une personne ou d’un organisme organisé, ainsi que l’atteinte aux bonnes mœurs par outrage public à la pudeur, notamment à travers la nudité délibérée ou la grossièreté des gestes dans des lieux accessibles au public ou aux mineurs.
Il est également poursuivi pour incitation à la discrimination et à la haine entre personnes, assistance ou protection facilitant la prostitution, la débauche et la corruption, détention de stupéfiants, ainsi que l’incitation à la prostitution de mineurs.
L’arrestation du « streamer » remonte à la soirée du lundi 24 novembre 2024, lorsque des éléments de la brigade régionale de la police judiciaire d’El Jadida l’ont interpellé.
Cette intervention est intervenue à la suite d’une série de plaintes déposées auprès du parquet, dont la plus notable émanait d’organisations représentant les professionnels du taxi de la ville, l’accusant d’insultes et de diffamation.
À l’issue de la garde à vue, Ilyas El Maliki a été présenté, le mercredi 27 novembre 2024, devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance d’El Jadida, qui a décidé de le poursuivre en état de détention et de l’écrouer à la prison locale “Sidi Moussa”.
Depuis cette date, l’affaire a suivi son cours devant la justice, jusqu’au jugement de première instance rendu ce mardi, le condamnant à 10 mois d’emprisonnement ferme.
