Cette décision a été prise lors de la tenue d’un sommet régional sur le développement du Gaz, occasion pour les participants de réitérer et de mettre à l’évidence que la disponibilité du gaz naturel en quantité suffisante, source énergétique de transition prépondérante dans les différents systèmes de production d’électricité, demeure indispensable.
Ce sommet a été donc, l’occasion pour chacun des trois pays de reconnaitre que l’importation du gaz naturel liquéfié demeure une solution pour combler le déficit, se disant prêts à mutualiser leurs efforts et de coopérer en la matière et à saisir l’opportunité qu’offre la Banque Mondiale en termes d’accompagnement sur les plans technique et financier.
A noter que la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin sont engagés dans la Mission 300 de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD) et déploient d’énormes efforts à l’effet d’améliorer l’accès des populations à l’électricité.
Dans son allocution, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa Coulibaly a fait part de sa gratitude à la BM pour cette initiative destinée à trouver des solutions à court terme pour répondre aux besoins grandissants en gaz naturel pour la production de l’électricité fiable et abordable pour les populations.
Dans ce sens, il a rappelé que son pays a su améliorer de manière substantielle ses réserves en gaz naturel grâce aux dernières découvertes majeures des gisements Baleine et surtout, Calao. « Nous estimons entre 8 et 10 Tcf, l’ensemble des ressources gazières connues dans notre bassin sédimentaire », s’est félicité le ministre.
Lui emboitant le pas, le ministre délégué, chargé de l’Energie et des Ressources minières du Togo, Robert Koffi Messan Eklo, a estimé que ces trois pays ont le devoir de collaborer pour aller loin, estimant que « la collaboration et la coopération sont la base de toute institution solide régionale ».
Edouard Dahomey, représentant le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines du Benin, a estimé quant à lui, que le développement du secteur électrique se fait en s’appuyant sur les ressources communes que sont les énergies renouvelables, rappelant que son pays œuvre depuis des années en vue de sécuriser ses approvisionnements en gaz naturel.
Pour sa part, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a souligné que les ambitions de ces trois pays restent fortes en termes de croissance économique, qui doit être inclusive, forte et durable.
(avec MAP)
