Selon les détails de l’incident, la femme s’était rendue à l’hôpital Moulay Abdellah de Salé vers 16 heures pour accoucher, avant d’être confrontée à un refus d’admission. Elle a été dirigée vers l’hôpital Moulay Youssef à Rabat, sous prétexte que la seule gynécologue-obstétricienne de l’établissement avait terminé son service.
Alors qu’elle se rendait à Rabat en empruntant le tramway, le travail l’a surprise, et elle a accouché à bord de la rame avant d’arriver dans l’autre l’hôpital. Le nouveau-né est décédé ultérieurement, suscitant des interrogations sur la responsabilité de l’hôpital et sur les procédures de prise en charge des urgences.
Les éléments cités dans la question parlementaire indiquent que l’hôpital Moulay Abdellah ne dispose que d’une seule spécialiste en gynécologie-obstétrique, et que le système en vigueur ne permet pas d’assurer des gardes nocturnes ou en dehors des horaires habituels. Par ailleurs, la ville de Salé ne compterait au total que six médecins dans cette spécialité dans l’ensemble de ses structures de santé.
Cette situation, selon le député, constitue un réel danger pour la vie des femmes enceintes et des nouveau-nés, et met en évidence la persistance de dysfonctionnements dans la prise en charge des accouchements d’urgence dans la province.
Abdellah Bouanou a interrogé le ministre de la Santé sur les mesures prises pour ouvrir une enquête officielle sur le décès du nouveau-né et déterminer les responsabilités liées au refus d’admission de la mère. Il a également demandé quelles actions sont prévues pour remédier à la grave pénurie en personnel de maternité à Salé et garantir un système de garde opérationnel la nuit et en dehors des heures de travail.
Le député appelle enfin à des mesures urgentes afin d’éviter la répétition de tels drames et d’assurer le droit d’accès aux services de santé essentiels, notamment dans les spécialités sensibles.
