Selon Hespress, dans une correspondance adressée aux secrétaires généraux du comité national de coordination syndicale, le ministre a affirmé que cette mention ne remet nullement en cause les engagements légaux de l’État envers les professionnels de santé. « Le ministère de la Santé et de la Protection sociale confirme que cette donnée, telle qu’elle apparaît dans le document, ne contient aucun changement ou ajustement portant atteinte à ses obligations légales envers les professionnels de santé, ni à un quelconque recul sur les accords conclus avec les partenaires sociaux », a-t-il souligné.
Une source proche du dossier a confié à Hespress que le ministère avait déjà reconnu qu’il s’agissait d’« une erreur », précisant qu’il s’agit là du premier démenti officiel sur le sujet.
Tahraoui a par ailleurs rappelé que tous les droits et acquis des fonctionnaires restent garantis par le Dahir n°1.58.008 du 24 février 1958 sur le statut général de la fonction publique, ainsi que par le décret n°2.24.226 du 15 juillet 2025 fixant le statut type des professionnels de santé dans les groupements sanitaires territoriaux. Ces textes confirment notamment le maintien du versement des salaires à partir du budget général de l’État dans la rubrique des dépenses de personnel.
Le ministre a également insisté sur la poursuite du travail en coordination avec les autres départements concernés afin de « valoriser les droits et acquis du personnel, dans le cadre de la généralisation de la protection sociale et de la réforme du système de santé national ».
Le département a réaffirmé son engagement à respecter les accords conclus avec les syndicats, déjà traduits dans la Loi de finances 2025 (n°60.24) et le décret n°2.25.547 du 15 juillet 2025 relatif à la mise en œuvre du groupement sanitaire territorial de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Ces textes, rappelle le ministère, « confirment explicitement la poursuite de la prise en charge des salaires par le budget général de l’État, la Trésorerie générale du Royaume demeurant chargée de leur versement, conformément au principe de centralisation des rémunérations ».
En conclusion, le ministère souligne que les interprétations diffusées autour de ce point « ne sauraient être considérées comme un recul sur les accords conclus, ni comme une atteinte aux droits et acquis ». Il exprime enfin « sa haute appréciation pour les efforts des professionnels du secteur » et réaffirme son attachement « au dialogue et à la concertation continue avec leurs représentants pour consolider la confiance et accompagner les grandes réformes du système de santé national ».
