Éducation : la CDT dénonce un projet de loi “néolibéral” et appelle à sauver la gratuité de l’école publique

La Confédération démocratique du travail (CDT) monte au créneau contre le projet de loi sur l'enseignement scolaire et dénonce les dérives de la politique du médicament. Dans un communiqué publié après la réunion de son bureau exécutif, la centrale syndicale exige le retrait du texte législatif tout en appelant à une refonte en profondeur du secteur pharmaceutique national.

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Abdelkader Zaer, secrétaire général de la CDT. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

La Confédération démocratique du travail (CDT) a rejeté fermement le projet de loi sur l’enseignement scolaire transmis par le gouvernement au Parlement, estimant qu’il menace les fondements mêmes de l’école publique, rapporte Alyaoum24.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion de son bureau exécutif, la centrale syndicale affirme que ce texte a été élaboré en l’absence de toute approche participative avec les syndicats de l’éducation, et qu’il consacre une orientation néolibérale dans la gestion de l’école publique, ouvrant la voie à sa privatisation et à la remise en cause de sa gratuité, tout en marginalisant ses fonctions éducatives et sociales.

La CDT exige ainsi le retrait immédiat du projet et l’ouverture d’un débat national sur l’avenir de l’enseignement public, considéré comme un service public essentiel et un pilier de la justice sociale et de l’égalité.

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Par ailleurs, le syndicat a interpellé les autorités sur les dérives de la politique nationale du médicament, qu’il accuse d’être dominée par le monopole et la logique de rente, provoquant une hausse injustifiée des prix et un éloignement des médicaments des catégories les plus fragiles.

La CDT plaide enfin pour une réforme radicale du secteur pharmaceutique, fondée sur la souveraineté médicamenteuse, le soutien à la production locale, le plafonnement des prix et le contrôle rigoureux des circuits de distribution.