La CDT a dénoncé la lenteur du gouvernement à convoquer le round de septembre du dialogue social, réclamant la mise en œuvre de l’ensemble des engagements antérieurs et l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable concernant les statuts fondamentaux des corps communs (ingénieurs, administrateurs, techniciens, assistants administratifs, assistants techniques, etc.).
Dans son communiqué, reçu par TelQuel Arabi, le bureau exécutif a affirmé que la loi de finances 2026 doit intégrer des mesures financières visant à améliorer les revenus, régler les dossiers sectoriels et catégoriels en suspens, et poursuivre la réduction de la charge fiscale pesant sur les salariés et fonctionnaires, afin d’assurer la justice fiscale.
Le syndicat a par ailleurs condamné la répression ayant visé les sit-in organisés dans plusieurs villes par des citoyens protestant contre la dégradation des services publics de santé. Il a exprimé sa solidarité avec les victimes de cette répression et a appelé à mettre fin aux atteintes au droit constitutionnel de manifester pacifiquement.
Un non-respect endémique du Code du travail
La CDT a également dénoncé la vague de licenciements individuels et collectifs ainsi que les restrictions systématiques aux libertés syndicales dans de nombreux secteurs et institutions productives et de services. Elle a réaffirmé son engagement à continuer de lutter contre ces violations par tous les moyens de lutte légitimes, tout en condamnant l’instrumentalisation de la justice pour entraver le droit à l’organisation syndicale des pilotes de ligne, réitérant sa disponibilité à mener toutes les formes de mobilisation pour défendre la liberté syndicale.
Le bureau exécutif a en outre exigé le respect des dispositions du Code du travail, violées quotidiennement, estimant que la priorité doit être donnée à la déclaration des salariés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, au respect des droits économiques et sociaux, à l’imposition du travail décent ainsi qu’au respect des libertés syndicales et du droit à la négociation collective.
Enfin, la CDT a réaffirmé son rejet du projet de loi organique sur le droit de grève dans sa version jugée restrictive et non conforme aux conventions internationales, soulignant qu’aucune législation liberticide ne saurait freiner les protestations du syndicat contre toutes les formes d’attaques aux droits et acquis de la classe ouvrière.
