Le Musée YSL Marrakech célèbre l'exposition “Amazighes” qui a attiré 100.000 visiteurs à Marseille

Le Musée Yves Saint Laurent Marrakech a accueilli, jeudi soir, une conférence et une séance de signature autour de l'exposition “Amazighes. Cycles, motifs, parures”, en présence de son co-commissaire, l’architecte et anthropologue Salima Naji.

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Le Musée Yves Saint Laurent Crédit: DR

Présentée du 30 avril au 2 novembre 2025 au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille, cette exposition réunit plus de 150 œuvres et objets issus notamment des collections du musée Pierre Bergé des arts amazighs de la Fondation Jardin Majorelle.

Véritable voyage entre les rives de la Méditerranée, elle tisse un dialogue fécond entre patrimoine ancestral, création contemporaine et regard muséal renouvelé, offrant au public un espace de réflexion sur la transmission et la vitalité de la culture amazighe.

Dans une déclaration à la MAP, Alexis Sornin, directeur du Musée Yves Saint Laurent Marrakech et du Musée Pierre Bergé des arts amazighs, a souligné que “cette exposition, fruit de cinq années de collaboration entre le MUCEM et la Fondation Jardin Majorelle, illustre la richesse et la profondeur du patrimoine amazigh, à travers ses symboles, ses formes et ses motifs”.

Selon lui, ce partenariat culturel entre Marseille et Marrakech témoigne d’une volonté partagée de promouvoir la diversité culturelle et de faire dialoguer les savoir-faire ancestraux avec les approches muséales contemporaines, dans un esprit d’ouverture et de transmission.

100.000 visiteurs à Marseille

De son côté, Mikael Mohamed, directeur des relations internationales du MUCEM, a indiqué que ladite exposition, a rencontré un vif succès à Marseille, accueillant un peu plus de 100.000 visiteurs, “un chiffre remarquable pour une exposition de ce type”.

Salima Naji, architecte et anthropologue.Crédit: DR

Il a poursuivi en faisant remarquer que cette réussite témoigne de l’intérêt croissant du public pour la culture amazighe, “présentée lors de cette exposition comme un ensemble vivant, en mouvement, qui relie les territoires et les civilisations méditerranéennes”.

Pour sa part, Salima Naji, a expliqué que cette exposition, hors les murs, explore avant tout l’Amazighité, des Canaries jusqu’en Libye, en passant par tous les pays, y compris la diaspora, en mettant en lumière la permanence du cercle protecteur, des signes et des motifs qui structurent depuis des millénaires la culture amazighe.

“Ce patrimoine immatériel, à la fois ancien et vivant, reste d’une grande actualité. Il ne disparaît pas, il continue de se transmettre, de se réinventer, et d’inspirer les artistes et les penseurs d’aujourd’hui. C’est un héritage qui nous vient de très loin, mais qui regarde profondément vers l’avenir”, a-t-elle fait observer.

À travers cette rencontre, la Fondation Jardin Majorelle et le MUCEM réaffirment leur engagement commun à préserver et valoriser la culture amazighe, inscrite dans la continuité d’un dialogue méditerranéen entre tradition et modernité.

La soirée s’est clôturée par une séance de signature de l’ouvrage “Amazighes. Cycles, motifs, parures”, moment d’échanges entre l’auteure et le public venu célébrer la créativité, la mémoire et la transmission des savoir-faire amazighs.

(Avec MAP)

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