Regards méditerranéens
Cinéma. Le festival du cinéma méditerranéen souffle sa 30e bougie à Tétouan avec une programmation qui embrasse toute la richesse culturelle de la région. Plus de 40 œuvres venues de 15 pays dessinent une cartographie sensible des récits contemporains et patrimoniaux de la Méditerranée. La compétition officielle réunit dix films récents qui explorent l’intime et le collectif, du drame montagnard italien Vermiglio au documentaire musical sur Yerai Cortés, en passant par les films marocains Le lac bleu et Sonate nocturne. Cette année, le festival s’ouvrira sur une projection du Voleur d’enfants de Gianni Amelio, chef-d’œuvre du cinéma italien. Au programme également : une rétrospective consacrée à Nabil Ayouch, qui traverse vingt-sept ans de création, ainsi que des hommages aux acteurs Eyad Nassar et Aida Folch. Entre films auréolés des années passées et coups de cœur de la sélection actuelle, le festival entend tisser des ponts entre générations de cinéastes, et affirmer la Méditerranée comme territoire vivant de création cinématographique.
Du 25 octobre au 1er novembre, à Tétouan.
Ici et là-bas

Exposition. Encore quelques jours pour découvrir “Résonances”, une exposition signée Nabil El Makhloufi, à l’Atelier21 de Casablanca. Présent dans les collections de la Sharjah Art Foundation, du Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden ou encore de la Norval Foundation, l’artiste déploie un univers pictural où l’espace et le temps se fragmentent. Ses toiles convoquent des silhouettes qui s’extraient de la masse pour mieux incarner la solitude et l’étrangeté. Évoluant entre le Maroc et l’Allemagne, il s’inspire de sa propre expérience de l’immigration pour raconter les bouleversements et questionnements profonds que provoquent le départ et la vie entre deux rives.
Jusqu’au 8 novembre à L’Atelier 21, à Casablanca.
Des retrouvailles

Concert. Plus de vingt ans après sa création, le groupe K’lma reprend la route avec trois dates marocaines. Le chanteur Fayçal Azizi retrouve Sakina Lafdaili et Yassir Tarjoumani pour des performances qui les font renouer avec leurs débuts sur scène. Le groupe avait notamment été révélé en réalisant la bande originale du célèbre téléfilm L’orange amère de Bouchra Ijourk, avec notamment la chanson “Warda 3la warda”, qui avait marqué toute une génération. Après K’lma, Fayçal Azizi a entamé un parcours solo, et s’est également fait connaître auprès du grand public marocain à travers sa carrière d’acteur.
Le 31 octobre, les 7 et 8 novembre au Studio des Arts Vivants (Casablanca), le Cinéma Renaissance (Rabat) et le Cinéma Espagnol (Tétouan).

Entre trois rives
Humour. Malik Belkhodja revient à Casablanca avec un spectacle qui navigue entre gravité et légèreté. Sur scène, il déploie l’histoire d’un homme partagé entre trois territoires et autant d’identités, jonglant avec les paradoxes de l’existence : la stabilité contre le rêve, l’amour face à la liberté, la foi traversée par les tentations. Lauréat du prix Coup de cœur de l’IMA Comedy Club en 2021, l’humoriste offre un regard tendre sur les complexités des identités.
Le 26 octobre au Studio des Arts Vivants, à Casablanca.
Candide, comme Voltaire
Littérature. Dans Candida ou jours possibles à Marrakech, paru aux éditions du Sirocco, Zakya Daoud s’inspire d’un des plus célèbres contes philosophiques pour raconter la découverte de la société marocaine à travers le regard d’une étrangère. L’historienne et écrivaine, fine connaisseuse du Maroc qu’elle n’a cessé de raconter depuis la création de la revue Lamalif, qui avait vu le jour en 1966, présente ce nouveau roman en librairie.
Le 30 octobre et le 5 novembre, aux librairies Livremoi de Casablanca et Rabat.
