Une députée tire la sonnette d’alarme sur la détérioration de la santé mentale des jeunes

La députée Touria Afif (PJD) a tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation inquiétante des indicateurs de santé mentale chez les jeunes Marocains.

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La députée du groupe parlementaire de la Justice et du Développement (PJD) s’est appuyée sur le rapport annuel de la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme, publié à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. Ce rapport met en garde contre la détérioration préoccupante de la santé psychologique des jeunes, soulignant le manque d’infrastructures adaptées et de services de soutien psychologique.

Selon ce document, le Maroc ne compte que 319 psychiatres dans le secteur public, un chiffre bien en deçà des normes internationales (15,3 psychiatres pour 10 000 habitants). Cette situation rend l’accès aux soins psychologiques quasiment impossible pour les jeunes, notamment dans les zones rurales et marginalisées.

Dans une question adressée au ministre de la Santé et de la Protection sociale, la députée a rappelé que le rapport signalait également une hausse du taux de suicides et de tentatives de suicide, ainsi qu’une aggravation de la stigmatisation entourant les troubles mentaux.

Il y est aussi fait état d’une augmentation de plus de 10 % de la consommation non médicale de médicaments anxiolytiques chez les mineurs, et d’une propagation des substances psychoactives, signes de la fragilité du système national de soutien psychologique et social.

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Touria Afif a demandé au ministre de préciser les mesures urgentes que le ministère entend mettre en œuvre pour pallier le manque criant de psychiatres dans le secteur public, en particulier dans les zones défavorisées, et pour se conformer aux recommandations de l’OMS.

Elle l’a également interrogé sur les initiatives visant à réduire la stigmatisation liée aux troubles mentaux, à faciliter l’accès des jeunes aux services de santé mentale, y compris les programmes de prévention et de dépistage précoce, et sur la stratégie du ministère pour développer les infrastructures dédiées à la santé mentale et intégrer le soutien psychologique dans les politiques publiques, notamment au sein des écoles et des universités.