Dans une déclaration à la presse, El Khalfi a souligné que le Maroc « a franchi de grands pas dans le domaine de la liberté d’expression, y compris la liberté de manifester pacifiquement dans le respect des dispositions légales en vigueur », notant que les chiffres disponibles confirment cette donne vu que « plus de 600 protestations enregistrées mensuellement se sont déroulées dans des conditions normales ».
Il a également fait savoir que la majorité des interpellations lors des récentes protestations avaient pour objectif la vérification d’identité, tandis que les cas de garde à vue ont concerné « uniquement ceux ayant commis de manière avérée d’actes criminels (entrave à la circulation sur la voie publique, incendie, jet de pierres sur les forces de l’ordre et atteinte aux biens publics et privés) », assure-t-il.
« Toutes les opérations d’intervention ont été effectuées dans le cadre de la transparence conformément à la loi et dans des conditions ayant permis aux supports médiatiques de suivre leurs évolutions et de rapporter leur déroulement en toute liberté, sans aucune forme de restriction, d’orientation ou d’ingérence, ce qui témoigne du respect du droit à l’information et de la garantie du suivi du déroulement des mesures sécuritaires en toute transparence », a indiqué El Khalfi.
Par ailleurs, le porte-parole du ministère de l’Intérieur a indiqué que les interventions des forces de l’ordre « se sont déroulées dans le strict respect des dispositions juridiques et professionnelles régissant leur travail » et que le recours à ces interventions, « dans certains cas, était la dernière option face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles, après épuisement de toutes les autres voies ».
El Khalfi a souligné que l’action des forces de l’ordre est régie par les dispositions de la Constitution et les textes juridiques et législatives y afférents, ce qui confère toute légitimité aux mesures prises.
Il a, ainsi, souligné que ceci englobe, à titre d’exemple, les lois régissant les rassemblements publics, les textes législatifs définissant les missions de maintien de l’ordre, outre les protocoles sécuritaires et de droits de l’Homme universellement reconnus, visant à garantir l’intégrité physique des personnes et la protection des biens publics et privés.
El Khalfi a, à cet égard, précisé que la finalité qui sous-entend les interventions des forces de l’ordre est d’atteindre nombre d’objectifs, à savoir « le maintien de l’ordre public, la protection de l’intégrité physique des personnes et des biens publics et privés, la garantie de l’exercice des droits et des libertés dans le cadre des dispositions légales, ainsi que le renforcement de la confiance dans les institutions ».
Les interventions sécuritaires reposent sur trois axes essentiels, a-t-il soutenu. « Il s’agit de la gradualité et la modération, sachant que le recours à la force n’a eu lieu qu’à des niveaux très bas, et ce après épuisement de tous les moyens pacifiques. Il était question, en fait, de la dispersion des attroupements avec les moyens conventionnels et les sommations légales », a-t-il dit.
Il a ainsi précisé que « ces interventions ont été proportionnelles à travers l’usage de moyens appropriés et limités, sans faire recours à des mesures excessives ».
Les interventions modérées, a-t-il expliqué, « ont été précédées par de multiples mesures ayant pour but d’éviter toute confrontation, comprenant des sommations légales et des alertes ».
El le porte-parole du ministère de l’Intérieur de conclure que ceci confirme que « le recours à l’intervention dans certains cas était le dernier choix après épuisement de tous les autres moyens en vue de faire face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles ».
Les services du ministère de l’Intérieur vont poursuivre l’accomplissement de leur devoir constitutionnel pour la protection de la sécurité et de l’ordre publics et la préservation des droits et des libertés individuels et collectifs, a affirmé, mercredi à Rabat, le porte parole… pic.twitter.com/enEcn6Ngez
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) October 1, 2025
(avec MAP)
