Le défunt s’est éteint après une longue lutte contre la maladie. Il avait notamment joué le rôle de porte-parole officieux de son fils et des familles des prisonniers du Hirak.
Dans un communiqué publié à cette occasion, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a salué la mémoire d’“un militant et défenseur des droits humains” qui a incarné “la douleur et l’injustice subies par le Rif”. L’organisation a présenté ses condoléances à la famille du défunt et à la population rifaine, tout en renouvelant son appel à la libération de Nasser Zefzafi, de ses compagnons ainsi que de l’ensemble des détenus politiques.
Nasser Zefzafi était apparu comme l’une des figures marquantes des protestations sociales déclenchées en octobre 2016 à Al Hoceïma et dans la région du Rif, à la suite de la mort tragique du poissonnier Mohcine Fikri, broyé dans une benne à ordures. Le mouvement s’était rapidement élargi pour réclamer des réformes sociales et économiques : emploi, santé, infrastructures et lutte contre la marginalisation.
Durant l’incarcération de son fils, Ahmed Zefzafi était présent dans les marches et rassemblements, multipliant les déclarations aux médias nationaux et internationaux. Il n’a cessé d’affirmer l’innocence de son fils et le caractère pacifique et social des revendications du Hirak.
Le Hirak du Rif demeure l’un des mouvements de contestation les plus importants qu’ait connus le Maroc au cours de la dernière décennie.
Étendu bien au-delà d’Al Hoceïma, il avait gagné d’autres villes et localités du Rif et donné lieu à des affrontements sporadiques avec les forces de l’ordre, qui se sont soldés par une vague d’arrestations et des condamnations lourdes.
