L’incendie s’est déclaré vers 15 heures. Il a été intentionnellement déclenché par un homme dans des circonstances qui restent inconnues. La Guardia civil a bouclé la zone où l’archevêque de Grenade s’est rendu, pour prier aux portes de l’église avec un groupe de paroissiens.
L’église a subi d’importants dégâts suite à l’incident. La mairie d’Albuñol et la communauté musulmane ont condamné l’incident et appelé au calme et à la paix. De son côté, l’archidiocèse de Grenade a exprimé sa « ferme condamnation » de cet incident dans un communiqué, précisant qu’« une personne s’est enfermée à l’intérieur de l’église, causant intentionnellement des dommages matériels importants et portant atteinte aux sentiments chrétiens ».
L’institution religieuse a également déclaré que « certaines personnes ont été blessées en essayant d’éviter les dommages susmentionnés » et a remercié la Guardia civil et les pompiers dépêchés pour éteindre l’incendie. « L’archevêché appelle les autorités compétentes (…) à clarifier les faits et à appliquer la loi », a-t-il déclaré.
Les forces armées ont également ouvert une enquête afin de clarifier les causes et les intentions qui ont poussé l’auteur présumé à incendier ce site religieux.
L’Union des communautés islamiques d’Andalousie (UCIDAN) a exprimé sa « ferme condamnation » de cette attaque « qui ne représente en aucun cas la communauté musulmane andalouse ». « Nous tenons à souligner que cet acte criminel est totalement contraire aux valeurs humaines et islamiques, ainsi qu’aux principes de respect mutuel entre les religions », a-t-elle souligné, dans un communiqué.
« Le garçon est malade. Nous avons les ordonnances et les papiers du médecin. Il ne fume pas, ne se drogue pas, ni ne consomme quoi que ce soit », a déclaré un proche de l’auteur présumé au média Ideal.
Le sous-délégué du gouvernement à Grenade, José Antonio Montilla, a exprimé ce lundi son « soutien et sa solidarité » avec l’archevêché de Grenade et la municipalité d’Albuñol, et a lancé un avertissement contre « les discours de haine qui cherchent à générer des confrontations et des conflits entre les communautés ». « Un acte de violence ne peut jamais représenter une religion, seulement son auteur », a-t-il souligné.
Le parti d’extrême droite Vox, connu pour ses positions anti-immigration, a condamné « fermement » cette « attaque » qui représente « une nouvelle attaque contre les valeurs et les traditions de l’Espagne par des étrangers qui veulent imposer leurs croyances par la violence ». « Ceux qui entrent illégalement dans notre pays doivent être expulsés, tout comme ceux qui commettent des délits. Chacun doit s’adapter à notre culture et à nos coutumes, sans imposer sa religion extrémiste ou une culture incompatible avec la nôtre », a-t-il souligné.
