Espagne : Vox prend ses distances avec l’Église catholique pour son soutien à un collectif musulman

Le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, s’est dit « perplexe et attristé » par la position d’une partie de la hiérarchie catholique sur la question migratoire, face à « l’islamisme extrémiste qui progresse », ainsi que par « son silence » sur de nombreuses politiques menées par le gouvernement socialiste espagnol.

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Santiago Abascal, président du parti Vox. Crédit: DR

Dans une interview accordée au média numérique Bipartidismo Stream, Abascal a déclaré ignorer si cette posture de l’Église catholique est liée aux « fonds publics » qu’elle perçoit ou aux « affaires de pédocriminalité » qui, selon lui, la maintiennent « totalement muselée ». Quoi qu’il en soit, a-t-il ajouté, lui qui se revendique catholique, entend exercer pleinement ses responsabilités politiques, en continuant notamment à dénoncer l’« immigration illégale massive ».

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Abascal faisait référence au soutien apporté par la Conférence épiscopale espagnole à la communauté musulmane, soulignant que la liberté de culte est garantie par la Constitution. Ce soutien est intervenu après que la mairie de Jumilla (Murcie, est), dirigée par le Parti populaire (PP, conservateur), a adopté une mesure interdisant l’organisation, dans les installations sportives municipales, d’événements religieux, culturels ou sociaux étrangers à la municipalité.

Parmi eux figurent ceux que le collectif musulman de la ville organise régulièrement dans ces lieux, comme la prière de fin du ramadan.

“L’Espagne n’est pas Al-Andalus. L’Espagne n’est pas le Maroc. Et elle ne le sera pas. Nous ne le permettrons pas”

Santiago Abascal, leader du parti espagnol d’extrême droite Vox

Le chef de Vox, après avoir affirmé que « chaque semaine passée par le socialiste Pedro Sánchez à la tête du gouvernement espagnol est létale » pour les citoyens, a déclaré que les Espagnols ne sont pas condamnés « à accepter docilement » une « invasion » encouragée par ce gouvernement et par « les politiques du bipartisme européen ».

« L’Espagne n’est pas Al-Andalus. L’Espagne n’est pas le Maroc. Et elle ne le sera pas. Nous ne le permettrons pas », a-t-il averti.

(avec EFE)