D’après le communiqué publié le 12 août depuis Rabat, ces incidents comprennent l’incendie d’une mosquée à Piera, une “chasse aux Maures” à Torre-Pacheco, des messages de haine sur les réseaux sociaux, la suspension du programme d’enseignement de la langue arabe et de la culture d’origine par la communauté autonome de Madrid et d’autres municipalités, ainsi que des restrictions aux pratiques du culte musulman à Jumilla.
La Fondation, qui a pour mission de protéger et de défendre les droits et les intérêts des MRE, “suit avec la plus grande inquiétude ces funestes dérives qui n’ont pas leur place dans une société démocratique.”
L’organisation rappelle qu’en 2010, lors d’une rencontre académique à Séville, elle “avait déjà alerté contre la montée du discours xénophobe et islamophobe sur les réseaux sociaux”. Si à l’époque ce discours était considéré comme importé de l’étranger, il est “hélas aujourd’hui endogène et exprime une hostilité croissante envers les Marocains et les étrangers”.
Tout en reconnaissant “l’attachement des Espagnols aux valeurs de liberté, d’égalité, de dignité, de respect de l’autre et de la convivialité” et “la qualité de l’accueil que l’Espagne réserve aux étrangers”, la Fondation rend hommage aux autorités publiques et morales, aux partis politiques, aux différentes composantes de la société civile et à la presse “qui ont réagi fermement et dignement à ces tristes évènements”.
L’organisation “tient à dénoncer et à condamner ces dérives indignes de l’Espagne” et rend également “hommage au courage, à la maturité et au civisme” des compatriotes marocains victimes de ces incidents, les assurant “de sa pleine solidarité, de son soutien et de son appui pour la défense de leurs droits et intérêts”.
