Selon l’élue, l’hôpital souffre de « dysfonctionnements structurels et fonctionnels qui portent atteinte au droit du citoyen à se soigner dans des conditions qui préservent sa dignité ».
Elle pointe la mauvaise prise en charge par certains membres du personnel administratif et médical, l’absence d’infrastructures d’accueil adaptées, ainsi que l’orientation de patients vers l’achat de médicaments et de matériel médical auprès de sociétés privées, alors que l’établissement devrait les fournir gratuitement.
Koukouss dénonce aussi les « pouvoirs excessifs » accordés à certains agents de sécurité privée, allant jusqu’à s’immiscer dans des questions médicales et organisationnelles qui ne relèvent pas de leurs compétences. Elle signale en outre un manque criant de ressources humaines, notamment de médecins et d’infirmiers.
Lors de ses visites, elle dit avoir constaté des « scènes choquantes », comme des malades allongés sur les trottoirs ou dans les escaliers, faute de salles d’attente répondant aux standards sanitaires et humains.
Face à cette situation, Koukouss appelle le ministre de la Santé Amine Tahraoui à envoyer rapidement une commission d’inspection pour évaluer l’ampleur des dysfonctionnements, déterminer les responsabilités et prendre les mesures nécessaires « pour préserver la dignité des patients et garantir un service public à la hauteur des attentes des citoyens ».
