Espagne-Maroc. Pourquoi tant de haine ? Vox, le PP et nous, les Moros.

Derrière les quatre jours d'émeutes racistes à Torre Pacheco se dessine une stratégie politique assumée : l'extrême droite espagnole expérimente ses capacités de mobilisation rapide et teste l'efficacité de ses réseaux de communication. Une stratégie rodée qui préfigure les batailles électorales à venir et qui révèle, aussi, l'évolution doctrinale des mouvements nationalistes européens.

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Torre Pacheco, juillet 2025. Crédit: DR

Il aura suffi d’un fait divers condamnable et imbécile, l’agression gratuite par trois jeunes présumés Maghrébins d’un retraité espagnol de 68 ans, Domingo Tomas Martinez, le mercredi 9 juillet au matin, pour que l’on assiste à un déluge d’appels au meurtre.

Du pain bénit pour l’extrême-droite espagnole Vox qui deux jours auparavant, le 7 juillet, dénonçait encore “le Parti populaire (PP, libéral conservateur) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) [qui] ont apporté à l’Espagne un problème migratoire qui n’a plus de bonne solution”.

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