Un chiffre particulièrement significatif pour la région des Canaries concerne la chute drastique de la migration irrégulière sur la route de l’Afrique de l’Ouest, avec une baisse de 46 % et seulement 11 575 détections entre janvier et juillet 2025, dont à peine 175 en juillet.
Cette forte diminution est attribuée à des mesures préventives plus strictes mises en œuvre par les pays de départ, en coopération avec l’UE, notamment à travers un partenariat renforcé avec la Mauritanie.
Les principales nationalités repérées sur cette route sont originaires du Mali, du Sénégal et de la Guinée.
Le trafic d’êtres humains algéro-marocains reste très actif
En revanche, la route de la Méditerranée occidentale, qui comprend le détroit de Gibraltar, a enregistré une hausse de 11 % des traversées irrégulières, atteignant 8 494 cas depuis le début de l’année, dont 1 774 pour le seul mois de juillet.
Les réseaux de trafic d’êtres humains algéro-marocains restent très actifs, selon Frontex. Ces organisations proposent différentes options pour rejoindre l’Espagne, moyennant des sommes allant de 900 à 20 000 euros, selon la route et le mode opératoire choisi.
Parmi les itinéraires les plus populaires figurent les voyages en plusieurs étapes via la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des itinéraires alternatifs passant par la Turquie et les Balkans occidentaux. Les nationalités les plus fréquentes des personnes arrêtées sur cette route sont l’Algérie, la Somalie et le Maroc.
Tandis que les Balkans occidentaux (avec une baisse de 47 %) et les frontières terrestres orientales (États baltes et Biélorussie, -45 %) ont également connu des reculs significatifs, la route de la Méditerranée centrale reste la plus active, concentrant deux traversées irrégulières sur cinq.
Dans cette région, les interventions de Frontex ont augmenté de 9 %, avec un total de 36 683 franchissements.
Les départs irréguliers vers le Royaume-Uni via la Manche ont bondi de 26 %, atteignant 41 756 tentatives.
Le coût humain de la migration irrégulière demeure élevé : selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 947 personnes sont mortes en mer Méditerranée depuis le début de l’année.
