Tempêtes de sable : 400.000 décès prématurés par an selon l'OMM

Les tempêtes de sable et de poussière restent un danger majeur pour la santé et l’environnement, malgré une légère baisse globale de leur fréquence en 2023, indique un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

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Le phénomène des tempêtes de sable touche le Maroc. En 2023, à Marrakech, une tempête d'une rare violence avait semé la panique parmi les habitants. Crédit: DR

Dans la dernière édition de son Bulletin sur les poussières atmosphériques, l’OMM met en garde contre les risques persistants liés à ces phénomènes, qui continuent d’affecter gravement certaines régions du globe.

Dans ce bulletin, l’OMM souligne que, bien que l’activité mondiale des tempêtes de sable et de poussière ait été légèrement inférieure à celle de 2022, elle demeure au-dessus de la moyenne. D’importantes concentrations de poussière ont notamment été enregistrées en Asie centrale occidentale, dans le centre-nord de la Chine et le sud de la Mongolie, où la fréquence et l’intensité des événements ont augmenté.

En Afrique, certaines zones du Tchad ont connu des niveaux annuels moyens de particules de poussière en surface exceptionnellement élevés, atteignant entre 800 et 1.100 microgrammes par mètre cube.

Une menace pour la qualité de l’air, la santé publique et l’agriculture

Chaque année, près de 2.000 millions de tonnes de poussière sont libérées dans l’atmosphère. Ces particules, parfois transportées sur des milliers de kilomètres, nuisent à la qualité de l’air, à la santé publique, aux transports, à l’agriculture et même au climat. L’exposition à long terme aux particules fines peut provoquer des maladies respiratoires, cardiovasculaires et entraîner des décès prématurés. L’OMM estime que l’exposition à la poussière est associée à environ 400.000 décès prématurés chaque année chez les personnes de plus de 30 ans.

Pour améliorer la prévention et la gestion de ces événements, l’OMM s’appuie sur son système mondial d’alerte et d’évaluation des tempêtes de sable et de poussière (SDS-WAS), qui repose sur un réseau de centres régionaux d’analyse et de prévision.

L’organisation appelle également à renforcer l’intégration de ces phénomènes dans les initiatives globales d’alerte précoce, et à promouvoir une meilleure gestion des terres pour limiter les sources d’émissions, notamment dans les régions arides et semi-arides où l’évaporation accrue, la sécheresse et la déforestation rendent les sols plus vulnérables à l’érosion.

(avec MAP)

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