Dans une réponse écrite adressée à Abderrahim Ouammou, député du groupe Authenticité et Modernité, Baraka précise que l’approvisionnement de Sidi Rahal et des douars avoisinants repose exclusivement sur les ressources souterraines locales, via trois forages d’un débit global de 30 litres/seconde.
La ville de Kalaa des Sraghna est alimentée à partir d’une station de traitement des eaux de surface provenant du barrage Hassan Ier, via le canal Rocade, à raison de 150 l/s, en plus de cinq forages fournissant 75 l/s.
Quant à El Attaouia, elle est approvisionnée depuis une station mobile de traitement des eaux de surface issues du même barrage (via le canal Rocade), opérationnelle depuis septembre 2024, avec un débit de 20 l/s, en complément de 12 forages totalisant 17 l/s.
Stress hydrique, pannes techniques, orages…
Le ministre a souligné que les perturbations constatées, notamment lors des pics de consommation, dans ces zones partiellement ou totalement alimentées par les eaux souterraines, sont principalement dues au stress hydrique que connaît le Maroc depuis plusieurs années.
Ce phénomène a fortement affecté la nappe phréatique à Kalaa des Sraghna, El Attaouia et Sidi Rahal, provoquant une baisse de la capacité des forages exploitables, estimée entre 30 % et 60 %. L’ONEE a été contraint de forer et équiper de nouveaux forages alternatifs, dont la capacité reste toutefois limitée.
Il a également évoqué l’arrêt temporaire de certains forages alimentant Sidi Rahal en raison de pannes techniques nécessitant une intervention urgente, comme celles survenues les 31 mars et 11 mai 2025.
Baraka a par ailleurs expliqué que les arrêts temporaires des deux stations de traitement desservant Kalaa des Sraghna et El Attaouia étaient dus à une turbidité excessive de l’eau brute, transportée via le canal Rocade, causée par des orages dans les zones alimentant les barrages. Des interruptions similaires avaient eu lieu les 13 et 14 avril 2025, entraînant une baisse de production allant de 20 % à 60 %.
Enfin, pour faire face à la pénurie croissante des eaux souterraines dans la province de Kalaa des Sraghna, due à la succession des années de sécheresse, l’ONEE a lancé en 2024 la première phase d’un projet visant à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs villes et centres, dont Kalaa des Sraghna et El Attaouia. Ce projet inclut la construction de diverses infrastructures, notamment une station de traitement sur les eaux du barrage Hassan Ier, d’un débit de 400 l/s.
Un forage supplémentaire a également été réalisé en prévision d’une éventuelle baisse de la capacité de production actuelle au profit du centre de Sidi Rahal, en attendant le lancement de la deuxième phase du projet.
