Face à une sixième année consécutive de sécheresse et un record de chaleur inédit, le Maroc se retrouve en première ligne des impacts du changement climatique. Le ministre Nizar Baraka alerte sur l’urgence d’intégrer l’information climatique dans les décisions stratégiques du pays.
Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, a révélé, ce vendredi, les défis climatiques croissants auxquels le Maroc fait face. Dans un contexte où l’intérêt mondial pour les questions climatiques ne cesse de croître, le responsable gouvernemental a affirmé que le Maroc « se trouve en première ligne pour faire face aux effets du changement climatique ».
Selon Alyaoum24, lors de la présentation du rapport annuel sur l’état du climat au Maroc pour l’année 2024, Baraka a annoncé des chiffres préoccupants à l’échelle nationale.
Un record de températures
Il a confirmé un record de température, avec une moyenne annuelle de +1,49°C au-dessus de la norme climatique pour la période 1991–2020, un chiffre jamais atteint dans le pays.
Baraka a également souligné que 2024 a marqué la sixième année consécutive de sécheresse, avec un déficit pluviométrique annuel d’environ 24,8 %.
Malgré la sécheresse extrême de la saison agricole 2023–2024, la plus sévère depuis les années 1960, des événements climatiques extrêmes ont été enregistrés, notamment des inondations exceptionnelles dans le sud-est en septembre.
Le ministre a ajouté que « l’information climatique est devenue un levier essentiel pour la planification et l’adaptation, et il est impératif de l’intégrer dans nos outils de prise de décision ».
