Il aura fallu, une fois de plus, une intervention royale pour que le gouvernement réagisse. Le 15 mai dernier, lors du Conseil des ministres, le roi Mohammed VI a interpellé le ministre de l’Agriculture sur l’état du cheptel national, les mesures prévues pour sa reconstitution durable, ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie des éleveurs. Une semaine plus tard, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, présentait un tout nouveau programme de soutien, lors du point de presse hebdomadaire du gouvernement, tenu le 22 mai.
“La décision royale de renoncer au sacrifice de l’Aïd, tout comme l’interdiction d’abattre les femelles, doit absolument être respectée”
“La décision royale de renoncer au sacrifice, tout comme l’interdiction d’abattre les femelles, doit absolument être respectée. Pour nous, c’est une véritable stratégie. Mais en parallèle, un accompagnement des éleveurs était indispensable”, souligne Abderrahmane Majdoubi, président de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), contacté par TelQuel.
Dès la fin février, l’ANOC – qui regroupe les principaux éleveurs ovins et caprins du pays – avait appelé l’exécutif à prendre des “mesures urgentes” pour limiter les répercussions de la décision royale et soutenir les professionnels. Elle alertait notamment sur la situation de nombreux éleveurs qui, anticipant l’Aïd, s’étaient endettés pour engraisser des bêtes, finalement en vain.
