Selon les mêmes sources de Reuters, la commande inclurait environ deux douzaines de 787 long-courriers et jusqu’à 50 avions moyen-courriers 737. Ces négociations, tenues confidentielles, confirment la volonté de RAM de rester fidèle à son fournisseur historique.
Mais pour la première fois depuis près de 25 ans, Airbus pourrait entrer dans la flotte de la compagnie marocaine. Un contrat séparé portant sur 20 A220 serait en cours de discussion. Cette ouverture intervient dans un contexte d’amélioration des relations diplomatiques entre Paris et Rabat.
Objectif dans les aéroports marocains : 78 millions de passagers par an
Le PDG de Royal Air Maroc, Abdelhamid Addou, avait déclaré l’an dernier que la compagnie nationale, l’une des plus importantes d’Afrique, discutait de l’acquisition de nouveaux avions pour répondre à la demande croissante.
Le Maroc ambitionne aussi de doubler la capacité de ses aéroports pour atteindre 78 millions de passagers par an.
Historiquement, le Maroc est un marché clé pour Boeing, appuyé par des accords de longue date qui renforcent la position du pays comme hub régional dans l’industrie aéronautique.

La tentative d’Airbus de s’imposer sur ce marché pourrait aussi s’expliquer par le soutien de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara, reconnu par Emmanuel Macron en 2023. Toutefois, selon les sources, toute avancée sur ce contrat pourrait être conditionnée par des discussions sur les droits de trafic accordés à la compagnie nationale française.
La flotte actuelle de RAM est essentiellement composée de Boeing 737 MAX et de 787, complétée par quelques Embraer et ATR. Sa seule commande directe passée auprès d’Airbus remonte à 2001, avec l’acquisition de quatre A321.
