Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence, a souligné que l’organisme effectue un suivi trimestriel des engagements pris par neuf sociétés de distribution de carburants, dans le cadre des accords transactionnels conclus en 2023. Le dernier rapport publié concerne le quatrième trimestre 2024. Il a noté une amélioration significative en 2024 dans le rythme d’application des hausses et des baisses des prix, bien que des asymétries subsistent.
Concernant les marges, Rahhou a indiqué qu’elles étaient relativement stables, oscillant entre 1,20 et 1,30 dirham par litre en 2024. Il a annoncé la publication en juin d’un rapport sur les marges nettes, qui permettra de mesurer avec précision les profits réalisés par les opérateurs et de les comparer aux années précédentes.
Une fenêtre temporelle avant de voir des changements à la pompe
Rahhou a également défendu la fiabilité des données du Conseil, affirmant qu’elles sont corroborées par l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) et la Direction générale des impôts (DGI). Il a insisté sur le fait que les seules données valides sont celles issues des publications validées par les commissaires aux comptes.
Il a expliqué que les prix à la pompe ne reflètent pas immédiatement les fluctuations des cours internationaux, en raison des délais liés à l’importation, au stockage et à la distribution des carburants. Les produits vendus en mai, par exemple, correspondent aux achats effectués en avril.
Enfin, Rahhou a abordé la question des stocks de sécurité, estimant qu’ils peuvent retarder la répercussion des baisses de prix. Il a suggéré l’introduction de mécanismes de couverture plus souples pour permettre une répercussion plus rapide des variations de prix, tout en maintenant un niveau de stock adéquat pour la sécurité énergétique.
