Carburants : les Marocains profitent-ils de la baisse des prix du pétrole ?

Les prix des carburants au Maroc connaissent, durant ce mois de mars, une relative stabilité, avec une légère baisse du prix du gasoil, tandis que celui de l’essence reste stable.

Par

AFP

Cette stabilité intervient dans un contexte de baisse des prix mondiaux du pétrole due à divers facteurs, notamment les inquiétudes concernant les tarifs douaniers américains et l’augmentation de la production de l’alliance “OPEP+”.

Le prix du litre de gasoil a ainsi enregistré une légère diminution d’environ 12 centimes, atteignant 11,69 dirhams dans certaines villes marocaines. Quant au prix du litre d’essence, il est resté inchangé autour de 13,55 dirhams, ne connaissant pas de variations significatives sur cette même période.

Il est à noter que ces prix peuvent varier légèrement selon les régions, en raison des coûts de transport et des politiques tarifaires appliquées par chaque entreprise distributrice.

Ce lundi, les prix mondiaux du pétrole ont baissé, sous l’effet continu des inquiétudes liées à l’impact des tarifs douaniers américains et à l’augmentation de la production de l’alliance “OPEP+”. Le Brent a ainsi diminué de 31 centimes, soit 0,4 %, pour atteindre 70,05 dollars le baril, après avoir augmenté de 90 centimes lors de la séance précédente. Le brut américain (WTI) a lui aussi baissé de 35 centimes, soit 0,5 %, atteignant 66,69 dollars le baril.

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Malgré la baisse des prix mondiaux du pétrole, l’impact sur les prix des carburants au Maroc reste limité. Plusieurs facteurs expliquent cela : en premier lieu, les taxes et prélèvements locaux élevés appliqués aux carburants au Maroc, qui augmentent considérablement le prix final pour les consommateurs.

S’ajoutent à cela les marges bénéficiaires des entreprises distributrices, qui ont nettement augmenté après la libéralisation du secteur à la fin de l’année 2015.

Par ailleurs, avec l’arrêt définitif de la raffinerie nationale Samir, le Maroc dépend totalement des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui engendre des coûts supplémentaires liés à l’importation et au raffinage.

Enfin, la fluctuation du taux de change contribue aussi à l’augmentation des prix des carburants : toute dépréciation du dirham augmente automatiquement le coût d’importation des produits pétroliers.