Trois lauréats remportent le Prix Bank Al-Maghrib pour la recherche économique et financière

Trois candidats ont été primés, mercredi à Rabat, lors de la cérémonie de remise des prix de la deuxième édition du Prix Bank Al-Maghrib (BAM) pour la recherche économique et financière, qui s'est tenue en présence de plusieurs personnalités du monde économique, financier et académique

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Bank Al-Maghrib (BAM). Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Cette édition a connu la participation de 30 chercheurs, dont six ont été sélectionnés, après une première phase d’évaluation par un comité de lecture composé d’universitaires et d’experts, afin de présenter leurs travaux devant le jury du Prix.

Lors de cette cérémonie, au cours de laquelle les trois lauréats ont présenté leurs travaux, le Prix d’excellence a été attribué à l’enseignant-chercheur Faïçal Lakhchen, de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, pour son étude portant sur les frictions financières et la dynamique du cycle économique au Maroc, à travers un modèle DSGE non-linéaire intégrant un secteur bancaire, estimé par approche bayésienne.

Le Prix d’encouragement a été décerné à Imane Bounadi, de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat, pour ses travaux relatifs à l’estimation des coûts de dépollution de l’eau dans l’industrie de l’huile d’olive au Maroc et leurs implications en matière de politiques publiques.

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Quant au Prix coup de cœur, il est revenu à Oumaima Er-reyyahy, de l’Université Hassan II de Casablanca, pour sa recherche sur les déterminants de l’efficacité de l’investissement public territorial au Maroc.

Intervenant à cette occasion, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que ce prix biennal traduit la volonté de la Banque centrale de promouvoir la recherche économique et financière et d’encourager les jeunes universitaires à contribuer davantage aux débats sur des questions d’intérêt pour l’économie marocaine et les missions de la Banque centrale.

« Ce prix reflète également l’importance qu’accordent les Banques centrales à jeter des ponts avec le milieu universitaire et académique dans un monde marqué par des défis de plus en plus complexes comme les chocs inflationnistes de ces dernières années, les changements climatiques dont les impacts socio-économiques ne cessent de s’intensifier, les nouvelles technologies dont les enjeux ne sont pas totalement saisis ou encore la montée des tensions géopolitiques qui engendrent des incertitudes exceptionnellement élevées », a relevé Bouazza.