Le Royaume reste ainsi dans la catégorie des pays à “développement humain élevé”, tout en accusant un retard par rapport à des voisins comme l’Algérie (96e), la Tunisie (105e) ou la Libye (115e), mais aussi face à des pays comme le Liban (102e) ou le Gabon (108e).
Le rapport souligne que 6,4 % des Marocains vivent dans une situation de pauvreté multidimensionnelle, avec un taux moyen de privation atteignant 42 %, soit le niveau de manque auquel sont exposées ces populations dans plusieurs domaines essentiels.
Sur le plan de l’égalité entre les sexes, le Maroc figure dans le cinquième groupe mondial, celui des pays enregistrant les plus faibles niveaux d’équité, avec un score global de 0,859.
À l’échelle internationale, l’Islande arrive en tête du classement IDH, suivie de la Suisse, de la Norvège, du Danemark et de l’Allemagne. Les dernières places sont occupées par le Soudan du Sud, la République centrafricaine, la Somalie, le Tchad, le Niger et le Mali.
L’édition 2025 met l’accent sur les transformations induites par l’intelligence artificielle (IA) et leur impact sur le développement humain. Le rapport estime que si l’IA progresse rapidement, le développement humain, lui, peine à suivre. Près d’un tiers des personnes interrogées à travers le monde, quel que soit leur niveau de développement, s’attendent à voir l’IA intervenir prochainement dans les domaines de l’éducation, de la santé et du travail.
Le PNUD appelle à intégrer les potentialités adaptatives de l’intelligence artificielle pour renforcer les systèmes éducatifs et sanitaires, tout en restant vigilant face aux risques liés aux biais et à la protection de la vie privée. Enfin, les jeunes apparaissent moins préoccupés que les générations plus âgées par la perte de contrôle que pourrait engendrer l’IA sur leur quotidien.
