Filmé chantant devant des mineurs dans le quartier Bir Chifa, le chanteur a été accusé d’inciter à l’ivresse et à des actes immoraux, d’après le Code pénal marocain (articles 502 et 282), ainsi que d’encourager la prostitution chez les mineurs de moins de dix-huit ans.
Le procureur du roi a opté pour une poursuite en liberté conditionnelle, assortie d’une caution de 5000 dirhams. Le chanteur, dont l’identité n’a pas été révélée, doit comparaître devant le tribunal correctionnel à la fin du mois courant.
Cette décision fait suite à l’arrestation du chanteur jeudi dernier par la police judiciaire de Tanger, après la diffusion d’une vidéo de sa performance. La chanson interprétée, d’origine algérienne et contenant des paroles jugées obscènes, a soulevé une vague de critiques sur les réseaux sociaux.
