Feuille de route pour l’emploi : les TPE-PME dénoncent leur exclusion des consultations

Abdellah El Fergui, président de la Confédération Marocaine des TPE-PME. Crédit: DR

La Confédération marocaine des TPE-PME exprime de vives inquiétudes quant à l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route pour l’emploi, dotée de 15 milliards de dirhams. Si elle se félicite de l’allocation de 12 milliards à son secteur, elle dénonce son exclusion des consultations et pointe un manque de transparence dans les critères de sélection des entreprises bénéficiaires.

Dans un communiqué publié le 6 mars, la Confédération marocaine des TPE-PME exprime ses inquiétudes quant à la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route pour l’emploi, pour laquelle 12 milliards de dirhams ont été alloués aux petites entreprises. Elle dénonce toutefois que le programme ait été conçu “en concertation exclusive avec le patronat (les grandes entreprises)” et s’interroge sur “les critères de sélection des entreprises bénéficiaires et les mécanismes de distribution des fonds”.

La Confédération fustige également son exclusion des discussions avec le gouvernement : “Le ministre de l’Emploi et de la Petite entreprise a négligé notre Confédération marocaine des TPE-PME, pourtant directement concernée, mais exclue des consultations, alors que le patronat a été pleinement impliqué.” Cette marginalisation, qu’elle juge “inacceptable”, alimente ses craintes que les aides ne profitent pas aux entreprises les plus fragiles, mais soient détournées par de grandes structures.

Elle alerte aussi sur un possible usage électoraliste de ces fonds, à l’approche des scrutins communaux et législatifs, dénonçant une tendance à favoriser “les entreprises proches des partis au pouvoir au détriment de celles qui critiquent les décisions du ministère”.

Face à ces risques, la Confédération réclame une implication active dans le programme, la mise en place d’une “répartition équitable et transparente” des aides, ainsi que des mécanismes de contrôle pour garantir que les fonds atteignent bien les TPE-PME les plus vulnérables.

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