Escobar du Sahara : un témoin rejète les accusations de connivence avec un réseau algérien

Le tribunal poursuit ses audiences dans le cadre de l’affaire “Escobar du Sahara” impliquant Saïd Naciri et Abdenbi Bioui, ex-dirigeants du Parti Authenticité et Modernité (PAM), ainsi que d’autres accusés, dont des forces de l’ordre et des fonctionnaires.

Par

TELQUEL

Selon Alyaoum24, Allal H., ancien président de commune et l’un des accusés, est interrogé pour des faits de corruption et d’organisation de trafic illicite de drogues.

Malgré les preuves et les témoignages l’accusant, Allal H. nie toute implication, rejetant les accusations de connivence avec un réseau algérien dirigé par un individu surnommé “Abdelkader l’Algérien”. Il insiste sur son innocence, affirmant même avoir été contraint par la police judiciaire à avouer sous la menace.

Lors de son audition, il a en effet révélé des détails sur ses prétendues activités de trafic, notamment la coordination avec Abderazzak, un militaire à la retraite, pour sécuriser le transport de chira (résine de cannabis) à travers les frontières. Ce n’est que devant le tribunal qu’il s’est rétracté, niant connaître Abderazzak ou tout autre militaire impliqué.

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Le juge Ali Tarshi a également exposé le témoignage de Souleiman H., qui décrit des opérations de trafic orchestrées par Allal H. pour passer des quantités significatives de chira en valises à travers les frontières, une pratique complexe contrôlée par des radars des deux côtés de la frontière, rendant toute opération risquée.