Mohamed Boudrika déchu de son siège à la Chambre des représentants

La Cour constitutionnelle a récemment prononcé la déchéance du siège parlementaire de Mohamed Boudrika, membre du Rassemblement national des indépendants (RNI), pour ses absences répétées sans justification durant une année législative entière.

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Mohamed Boudrika. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon Alyaoum24, cette décision fait suite à une requête du président de la Chambre des représentants, appuyée par les documents du bureau de la Chambre, notamment une série de 41 notifications envoyées à l’adresse personnelle de Boudrika et restées sans réponse.

Conformément à l’article 12 modifié de la loi organique n° 27.11, qui régit la Chambre des représentants, un député absent pendant toute une année législative sans excuses valables doit être démis de ses fonctions. Les tentatives répétées de contacter Boudrika à son domicile ayant échoué, le bureau a officiellement établi son absence injustifiée.

La Cour a ainsi validé cette absence prolongée comme motif légitime pour retirer à Boudrika son mandat de député, engendrant ainsi les conséquences légales appropriées.

Rappelons que les autorités allemandes poursuivent les procédures d’extradition de Mohamed Boudrika, ancien président du Raja de Casablanca, vers le Maroc.

Boudrika reste détenu en Allemagne, où il a été arrêté à l’aéroport de Hambourg après son arrivée de Dubaï. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt international émis à son encontre.

Boudrika est soupçonné de liens étroits avec un cadre supérieur d’une grande institution bancaire casablancaise qui lui aurait octroyé des prêts importants pour ses entreprises, sans garanties suffisantes.

Une commission interne de la banque avait été constituée pour mener une enquête approfondie sur les dossiers de prêts gérés par ce cadre. Les premières investigations suggèrent que ce dernier aurait également servi de conseiller financier personnel à Boudrika, soulevant des questions de conflit d’intérêts.

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Les documents présentés pour les demandes de prêts, y compris les états financiers des entreprises et les certificats fiscaux, font l’objet d’une vérification minutieuse. Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à la légitimité de ces documents et à l’éventualité que Boudrika ait abusé de ses relations pour obtenir des financements surévalués.

Par ailleurs, plusieurs plaintes commerciales et immobilières avaient été déposées contre Boudrika, dont une affaire judiciaire impliquant son frère, actuellement jugée par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca.