Le Maroc, une locomotive pour le développement en Afrique (responsable BM)

Le Maroc se positionne comme une locomotive pour le développement en Afrique, à la faveur des réformes “substantielles” engagées ces dernières décennies sur tous les plans, notamment économique, a affirmé le directeur pays pour le Maghreb et Malte de la Banque mondiale (BM), Jesko Hentschel.

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Jesko Hentschel, directeur pays pour le Maghreb et Malte de la Banque mondiale. Crédit: DR

Le Maroc joue, à plusieurs égards, un rôle très important en tant que locomotive au service du développement en Afrique”, a déclaré Jesko Hentschel dans une interview accordée à la MAP, en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Sur le plan financier, le Maroc est le deuxième investisseur en Afrique subsaharienne : les entreprises marocaines ont investi quelque 3 milliards de dollars en Afrique subsaharienne au cours des cinq dernières années.

Le Maroc opère sur le continent dans la finance, les engrais et les télécommunications, ce qui lui permet de “maintenir une forte présence en Afrique, avec un rôle de plus en plus prépondérant en tant que pont entre l’Europe et le continent africain”, a expliqué Jesko Hentschel.

Le Royaume “a montré que la tenue des Assemblées annuelles BM-FMI en terre africaine, 50 ans après la première réunion organisée à Nairobi, offre l’opportunité de faire entendre la voix de l’Afrique” et “assume le rôle de porte-voix du continent”.

Le responsable de la Banque mondiale a également mis en avant la position du Maroc en tant que centre de partage du savoir-faire et de la connaissance. Selon Jesko Hentschel, le Maroc dispose d’un important réseau d’établissements d’enseignement supérieur et d’instituts de recherche au niveau du continent africain.

Il cite à ce titre l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), qui a un objectif explicite de rassembler des chercheurs de et vers l’Afrique et de créer des réseaux de connaissances. “On ne saurait trop insister sur ce point, car l’enseignement supérieur, l’innovation et la recherche sont des moteurs de développement où le Maroc se positionne actuellement” avec force, a-t-il dit.

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Sur un autre registre, le responsable de la BM a salué les réformes “substantielles” engagées par le Royaume, sous la conduite du roi Mohammed VI. “Grâce à ces réformes, le Royaume a renforcé son commerce, permettant à la part des exportations dans son PIB de doubler, pour se situer autour de 70 ou 80 %, un chiffre très élevé”, a-t-il fait remarquer.

“Le Royaume dispose désormais d’une économie connectée à l’Europe et à l’Afrique. Le commerce a également stimulé la croissance structurelle de l’économie, permettant à des secteurs aussi variés que l’industrie automobile, l’aéronautique, le textile et l’agriculture de développer”, a-t-il relevé.

Hentschel a également mis en évidence les réformes sociales initiées par le Maroc, citant à titre d’exemple la généralisation de la protection sociale, des allocations familiales et de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). “Il s’agit de réformes fondamentales et profondes qui sont mises en œuvre dans le droit fil du Nouveau modèle de développement”, a-t-il conclu.

(avec MAP)