Selon El Independiente, cette rencontre marque la première occasion pour le Polisario de discuter avec des pêcheurs espagnols. Abdallah Arabi, représentant du Polisario en Espagne, déclare : “Nous sommes prêts à trouver un cadre juridique qui leur permettra de continuer leur activité. Ils sont les victimes d’un accord illégal entre le Maroc et l’UE.”
“Le conseiller juridique du Polisario auprès des institutions européennes, Manuel Devers, confirme que la Commission européenne ne peut pas renégocier l’accord, mais affirme également que le Polisario est prêt à engager des discussions avec les autorités espagnoles, européennes, et les pêcheurs eux-mêmes. Selon lui, cette rencontre est nécessaire pour avancer”, rapporte le journal espagnol.
Cependant, la Confédération espagnole de la pêche, Cepesca, se montre sceptique quant à cette rencontre. Javier Garat, secrétaire général de Cepesca, affirme que même s’il existe une possibilité de négocier des licences privées, il existe un règlement régissant ces concessions, et il est nécessaire d’obtenir l’autorisation de l’UE. Il ajoute que Cepesca n’a eu aucun contact avec le Polisario et attend la décision de la Cour de justice pour déterminer l’avenir de cette affaire.
L’accord de pêche avec le Maroc bénéficie principalement aux navires d’Andalousie, des Canaries et de Galice. Il autorise la pêche de 22 thoniers senneurs, 25 palangriers de pêche artisanale en fond, 10 bateaux de pêche artisanale au sud, 12 navires de pêche démersale et 23 senneurs à thon. En échange de l’accès aux eaux, le Maroc recevait une contrepartie économique annuelle de 50 millions d’euros, comprenant un soutien sectoriel et des redevances payées par les armateurs, d’un montant d’environ 12 millions d’euros.
