Algérie-Espagne : Albares demande “du temps” pour réorienter les relations avec l’Algérie

Le 20 juin, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares a demandé ce 20 juin, “du temps” pour rétablir les relations avec l'Algérie. Le pays maghrébin avait suspendu le traité d'amitié avec l'Espagne et décidé de geler toutes les domiciliations bancaires des opérations commerciales de et vers l’Espagne le 9 juin dernier.

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares. Crédit: Kenzo Tribouillard / AFP

Tout prend du temps. Bien entendu, la main de l’Espagne est tendue”, a assuré José Manuel Albares à la presse à l’issue d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Luxembourg, rapporte l’agence de presse espagnole (EFE).

Le chef de la diplomatie espagnole a insisté sur le fait que “l’Espagne n’a pris aucune mesure qui affecte l’Algérie ou les citoyens algériens”. “Ce que nous voulons, c’est le dialogue”, ajoute la même source, indiquant son désir de rétablir les relations diplomatiques  avec l’Algérie au même titre que tous les pays voisins du royaume ibérique.

Toutefois, “ce que nous ne ferons à aucun moment, c’est cesser de défendre les intérêts de l’Espagne, les intérêts de nos entreprises espagnoles, a exigé Albares.

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L’Algérie a suspendu le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec l’Espagne il y a quinze jours, en réponse au changement de la position traditionnelle du gouvernement espagnol sur le Sahara, soutenant la proposition d’autonomie du Maroc pour l’ancienne colonie espagnole.

La pays maghrébin a également donné l’ordre aux banques algériennes de suspendre les paiements entre les entreprises espagnoles et algériennes et le gouvernement espagnol. M. Albares, a déclaré hier à sujet qu’il était en train de “vérifier” si les transactions avaient repris ou non.

Pour rappel, le ministre espagnol a participé hier  à un Conseil des affaires étrangères à Luxembourg au cours duquel l’Ukraine a été principalement discutée, à la fois de sa candidature à l’adhésion à l’UE approuvée par Bruxelles la semaine dernière. Les chefs d’État décideront lors d’un Conseil européen prévu pour le 23 et 24 juin prochain, d’approuver ou non la candidature de l’Ukraine.

(avec EFE)