Mehdi Tobrouki, primé Meilleur pâtissier par Gault & Millau :  “Les Marocains sont des gros gourmands”

Mehdi Tobrouki, primé Meilleur pâtissier par Gault & Millau :  “Les Marocains sont des gros gourmands”. Crédit: DR

Smyet bak ?

Abderrahmane.

Smyet mok ?

Véronique.  

Nimirou d’la carte ?

Je ne m’en rappelle plus…

Ancien sportif professionnel (judoka), vous êtes passé derrière les fourneaux en 2017. Drôle de reconversion ! La pâtisserie, c’est aussi un sport de combat ?

Oui ! Au départ, je ne savais pas dans quoi je m’engageais vraiment. Mais en voulant travailler dans l’excellence, on se rend compte qu’on est en concurrence tout le temps, et avec des gens du monde entier.

Mais pourquoi avoir lâché le sport ?

“Dans le judo, je sentais que j’avais atteint mon plafond de verre”

Mehdi Tobrouki, primé Meilleur pâtissier par Gault & Millau

Après une introspection. Quand j’avais 21 ans, je m’entraînais tous les jours et je voyageais dans le monde entier. J’étais capable de décrocher des médailles en Grand Chelem, en Grand Prix, mais de là à être sélectionné pour les championnats d’Europe et du monde… il y avait une ou deux personnes au-dessus de moi. Je sentais que j’avais atteint mon plafond de verre. Toute cette partie de ma vie m’a énormément plu, J’ai donc voulu continuer dans quelque chose qui me plaisait, et c’est désormais la pâtisserie !

Et le judo, ça ne vous manque pas ?

C’est une des plus belles parties de ma vie… C’est pour ça que j’ai cherché un métier qui me permette de voyager, de faire plaisir aux gens et de m’épanouir professionnellement

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