Le Diable s'habille en Prada 2, breaking à Essaouira, Redouane Bougheraba à Casablanca… Les sorties de la semaine

Nadia Kounda dans L’Amante du Rif, une adaptation par la réalisatrice Narjiss Nejjar du roman éponyme écrit par sa mère. Crédit: DR

Le retour de Miranda Priestly

Cinéma. Vingt ans après le succès de Le Diable s’habille en Prada, devenu culte, sa suite arrive en salles en prenant acte des bouleversements qui ont traversé la presse et l’industrie de la mode. On retrouve avec plaisir le quatuor Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Dans Le Diable s’habille en Prada 2, réalisé par David Frankel, Miranda Priestly règne toujours sur le magazine Runway (l’équivalent fictif de Vogue), mais son pouvoir vacille dans un écosystème fragilisé. Face à elle, Andy, son ancienne assistante qu’elle avait martyrisée, est devenue une journaliste reconnue, et revient dans un magazine en crise pour tenter d’en redorer l’image. Là où le premier volet racontait un désir d’ascension, cette suite s’intéresse à un monde qui se fissure : presse papier en déclin, annonceurs tout-puissants, financiarisation accrue… Le film joue sur la nostalgie tout en observant, sans illusion, la fin d’un certain âge d’or.

Actuellement au cinéma.

Un break à Essaouira 

Festival. Essaouira accueille la première édition de la Swira Breaking Jam, un rendez-vous dédié au breaking et aux cultures hip-hop. Conçu comme un événement en plein air, gratuit et ouvert à tous, le festival rassemble danseurs marocains et internationaux, DJs, graffeurs et MCs autour de performances, ateliers et temps de transmission. Entre conférences, village hip-hop sur la corniche, shows et compétition face à l’océan, cette édition inaugurale braque les projecteurs sur une scène en pleine structuration, portée par une nouvelle génération d’artistes et d’initiatives locales. Une manière aussi d’inscrire la ville dans la cartographie des cultures urbaines contemporaines.

Du 15 au 17 mai à Essaouira.

Mémoire en béton

Exposition. Dans le cadre du Mai de la Photo 2026, consacré aux mémoires, le MACAAL accueille Under Destruction, projet photographique d’Ismail Alaoui Fdili. L’artiste documente la démolition des immeubles Art déco du centre de Casablanca, remplacés par des constructions standardisées. Au plus près des habitants et des ouvriers, souvent issus de la médina elle-même, ces photographies saisissent ce moment de bascule où le présent se mue en passé. Imprimées sur des plaques de béton et de ciment, parfois assemblées en reliefs, les œuvres inscrivent littéralement la destruction dans sa propre matière.

Du 2 mai au 2 août au MACAAL, Casablanca.

Redouane revient 

Spectacle. Humoriste franco-algérien révélé sur les scènes du stand-up français, Redouane Bougheraba s’est imposé en quelques années comme l’une des voix les plus suivies de la comédie francophone, enchaînant les salles combles et les tournées internationales. Après avoir clôturé son précédent spectacle (On m’appelle Marseille) au Vélodrome de Marseille, il revient avec À Jamais Mon Premier Spectacle. Il a choisi Casablanca pour cette première date marocaine. 

Le 10 mai au Complexe Mohammed V, Casablanca.

Du livre à l’écran 

Cinéma. L’Amante du Rif, long-métrage réalisé par Narjiss Nejjar et adapté du roman de la mère de la réalisatrice, est projeté au Cinéma Renaissance dans le cadre du cycle “Un film/un livre”. Sorti en 2011 et porté par les actrices Nadia Kounda et Ouidad Elma, le film suit Aya, vingt ans, insouciante et rebelle, dont la trajectoire bascule dans l’univers du trafic de kif après une décision familiale brutale.

Le 14 mai au Cinéma Renaissance, à Rabat. 


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