Moyen-Orient : Ormuz et ses courants d'air vont-ils finir par faire éternuer l'économie marocaine ?

Ouvert et puis fermé ; cessez-le-feu et puis le-feu : le conflit entre l'Iran et les États-Unis dans le détroit d'Ormuz continue d'imprimer sur les cours du pétrole une dynamique saccadée. Comment cela impacte-t-il l'économie marocaine ?

Par

Trois pétroliers iraniens sont sortis mercredi du Golfe par le détroit d'Ormuz avec cinq millions de barils de pétrole brut, les premiers depuis le blocus imposé par les Etats-Unis aux ports iraniens, a indiqué vendredi la société de données maritimes Kpler à l'AFP. Crédit: DR

Le 19 avril, sur la carte de MarineTrafic, les quelques flèches représentant pétroliers et cargos ont simultanément fait volte-face dans le détroit d’Ormuz. La promesse de Donald Trump deux jours plus tôt d’un passage “ENTIÈREMENT OUVERT” a plié sous les coups de semonce envoyés de l’Iran sur un pétrolier indien.

Dans les faits, le passage n’a jamais retrouvé son niveau d’ouverture depuis le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël le 28 février : un maximum a été atteint le 18 avril avec le passage de 32 navires, contre une moyenne de 170 en temps de paix. Mais ce demi-tour constitue la dernière fermeture officielle en date d’un passage dont les courants d’air soufflent le chaud et le froid sur les marchés du pétrole.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter