Le 19 avril, sur la carte de MarineTrafic, les quelques flèches représentant pétroliers et cargos ont simultanément fait volte-face dans le détroit d’Ormuz. La promesse de Donald Trump deux jours plus tôt d’un passage “ENTIÈREMENT OUVERT” a plié sous les coups de semonce envoyés de l’Iran sur un pétrolier indien.
Dans les faits, le passage n’a jamais retrouvé son niveau d’ouverture depuis le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël le 28 février : un maximum a été atteint le 18 avril avec le passage de 32 navires, contre une moyenne de 170 en temps de paix. Mais ce demi-tour constitue la dernière fermeture officielle en date d’un passage dont les courants d’air soufflent le chaud et le froid sur les marchés du pétrole.
