Élevage au Maroc : peut-on produire plus de viande avec moins d’animaux ?

À l’heure du changement climatique et de la raréfaction des ressources, l’élevage marocain amorce une transformation en profondeur. Au cœur des débats du SIAM 2026, un constat s’impose : l’avenir du secteur ne repose plus sur l’augmentation du cheptel, mais sur l’optimisation de sa productivité.

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Photo de Immo Wegmann / Unsplash

Un cheptel à un niveau record, mais un modèle sous pression : les derniers chiffres de l’élevage marocain montrent qu’une mutation silencieuse est à l’œuvre. Entre 2016 et 2025, la production de viandes rouges au Maroc a évolué de manière contrastée : la viande ovine a augmenté, passant de 186 299 à 258 489 tonnes, et la production caprine a presque doublé. À l’inverse, la viande bovine a reculé, passant de 275 184 à 238 197 tonnes. En parallèle, la consommation annuelle par habitant n’a pratiquement pas changé, restant autour de 15 kg.

Ces évolutions traduisent moins une croissance qu’un rééquilibrage du modèle. “Le Maroc dispose d’un avantage important : ses races ont été développées dans leurs berceaux d’origine, ce qui leur confère une forte capacité d’adaptation”, a ainsi souligné Saïd Chaitibi, directeur de l’Association nationale des éleveurs d’ovins et de caprins (ANOC), lors d’une conférence consacrée à l’avenir de l’élevage national et à sa contribution à la souveraineté alimentaire, organisée le 22 avril en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) 2026. Car l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le cheptel, mais de faire évoluer l’élevage, afin d’en améliorer les performances.

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