Cette année, inchallah, le sacrifice de l’Aïd aura bien lieu”. Le 19 mars dernier, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a officialisé ce que beaucoup attendaient : le retour du rituel du sacrifice, suspendu l’an dernier dans un contexte exceptionnel.
En 2025, la décision avait marqué les esprits. Un message royal lu par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, au journal télévisé d’Al Aoula, appelait les Marocains à s’abstenir d’accomplir le sacrifice, invoquant des “défis climatiques et économiques” ayant entraîné une “régression substantielle de l’effectif du cheptel”.
Une mesure rare : la précédente remontait à 1996, motivée par la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de protéger un secteur de l’élevage fragilisé par la succession de six années de sécheresse. Un an plus tard, le contexte a profondément évolué.
