De la simple seringue aux plateformes d’imagerie médicale ou aux robots chirurgicaux, les dispositifs médicaux couvrent un spectre particulièrement large d’équipements indispensables au fonctionnement du système de santé. Au Maroc, ce secteur stratégique s’inscrit dans un cadre réglementaire structuré par la loi 84-12 relative aux dispositifs médicaux, entrée en vigueur en 2017, qui encadre l’importation, l’enregistrement et la commercialisation de ces produits.
Longtemps perçu comme un segment technique réservé aux professionnels, le marché des dispositifs médicaux s’impose désormais comme un enjeu économique majeur. Il est estimé à près de 7 milliards de dirhams en 2025, avec un rythme de progression annuel d’environ 5 %, selon Anouar Yadini, président de l’Association marocaine des professionnels des dispositifs médicaux (AMPDM).
Mais derrière cette dynamique se dessine une réalité plus nuancée : celle d’un secteur ouvert à la concurrence, mais structurellement dépendant des technologies importées, dans un contexte marqué par des transformations profondes des modèles économiques et des chaînes d’approvisionnement.
