Vous vous souvenez ? La semaine dernière, Matthew McConaughey a déposé son image et sa voix en tant que marque pour se protéger de l’IA. Flippant ? Vous n’avez encore rien lu.
Cette semaine, une autre star a fait sensation : Khaby Lame, le “mème sur pattes”, a revendu des parts de son entreprise pour 975 millions de dollars. Oui, vous avez bien lu. Pour ceux qui l’ignorent encore, Khaby est l’influenceur italo-sénégalais qui s’est fait connaître pendant le Covid avec son fameux gimmick : un simple geste, sans dire un mot, pour tourner en dérision les tutoriels absurdes du Web (si vous ne voyez pas, googlez, c’est impossible à décrire). Depuis, il est devenu le TikTokeur le plus suivi.
“Au cœur de l’accord stratégique : la création d’un jumeau numérique de Khaby généré par IA, capable de produire du contenu 24h/24 (sous réserve de validation par son double humain)”
Si ce succès interrogeait déjà sur notre époque, le deal conclu avec Rich Sparkle Holdings achève de nous projeter dans Retour vers le futur. Au cœur de l’accord stratégique : la création d’un jumeau numérique de Khaby généré par IA, capable de produire du contenu 24h/24 (sous réserve de validation par son double humain). Le groupe d’investissement hongkongais estime le potentiel de revenus à 4 milliards de dollars par an.
Mais cette transaction soulève des questions : jusqu’où peut-on marchandiser l’image humaine ? Khaby ne risque-t-il pas de perdre son authenticité pour devenir un simple outil marketing ? Et surtout, qu’est-ce que cela préfigure pour l’exploitation commerciale des clones numériques, notamment ceux des stars ?
De belles nuits blanches en perspective pour les juristes… à moins que l’IA ne vienne accélérer leur travail aussi. On serait tentés de réagir avec le fameux geste de Khaby ®.
