Quelques heures après la sortie de son dernier album Family, les sentiments qui dominent Meryem Aboulouafa sont la fierté, l’enthousiasme et le soulagement. Il y a quelques semaines, dans une interview accordée à TelQuel, elle nous confiait avoir été placée sous OQTF (obligation de quitter le territoire français) alors qu’elle finalisait son projet.
À l’époque, son avenir artistique en France et celui de son projet d’album étaient incertains. Après un parcours du combattant de plusieurs semaines, sa situation administrative a été régularisée, de quoi profiter pleinement de la promotion de son nouvel album. Une ode à la famille avec des sonorités inspirées du Maroc à la fois douces et puissantes qui ne laissent pas indifférent.
TelQuel : Votre album comprend dix morceaux, tous dédiés à la famille. Qu’est-ce qui vous a poussée à consacrer l’intégralité de votre album à ce thème ?
Meryem Aboulouafa : Je ne dirai pas que “j’ai choisi ce thème”, je dirai plutôt qu’il s’est imposé à moi. Après mon mariage, j’ai ressenti le besoin de traduire en musique cette transition : passer d’une cellule familiale à une autre, en emportant avec moi un héritage d’émotions, de réflexes, de souvenirs ; mais surtout, de l’amour que j’ai appris à recueillir, à cultiver et à transmettre.
